A propos du projet

A quoi sert le mât de mesure ?
Le mât de mesure permet d’étudier les caractéristiques du vent sur la zone d’étude (vitesse, direction, puissance). Il permet également de compléter les études naturalistes, notamment en ce qui concerne le comportement en altitude des chauves-souris.

 

Comment allons-nous être informés ?
Une première lettre d’information a été distribuée sur les 4 communes au cours du mois de juillet pour présenter les éléments essentiels du projet. Une deuxième lettre d’information sera envoyée fin septembre pour répondre aux nombreuses questions que formulent les habitants, recueillies lors de l’étude des perceptions réalisée par Mazars. D’autres lettres d’information seront diffusées dans l’année pour vous tenir régulièrement informés des avancées du projet. D’autre part, NORDEX France a été présent sur le marché de Bugeat en juillet pour échanger avec les habitants et répondre à leurs questions. D’autres événements similaires auront également lieu d’ici décembre. À noter que si vous souhaitez vous renseigner sur l’énergie éolienne au niveau national, l’association France Energie Eolienne (FEE) organise différents événements afin d’informer largement autour de l’énergie éolienne.

Pourquoi souhaitez-vous implanter un parc en Zone Naturelle d’Intérêt Ecologique, Faunistique Floristique ?
Les ZNIEFF (Zone Naturelle d’Intérêt Écologique Floristique et Faunistique) sont des zones d’inventaire pour la biodiversité, mais ne sont pas des zones protégées. Cependant elles indiquent une zone à surveiller afin de préserver cette biodiversité. S’il n’est pas impossible de faire cohabiter les parcs éoliens et les ZNIEFF, il faudra rester très vigilant. Nous attendrons donc le résultat des études naturalistes pour identifier précisément les sensibilités et limiter les impacts. Le périmètre de la ZNIEFF est bien délimité et nous ferons au mieux  pour nous en éloigner au maximum.

 

Quels bureaux d’étude vont effectuer les études environnementales ?
Le bureau d’étude en charge de réaliser le dossier d’étude d’impact (études faune/flore & paysagères) choisi est ENCIS Environnement. Ce bureau d’étude étant basé à Limoges, son expérience et sa forte connaissance du territoire est un atout majeur dans la prise en compte et l’analyse des contraintes et enjeux du projet.

A propos du mode de production d’électricité et de sa place à l’échelle nationale

Quelle est la volonté de l’état concernant les énergies renouvelables ?
La loi française prévoit de couvrir 40% de la production d’électricité par de l’énergie renouvelable d’ici 2030, contre 23% en 2018. Les énergies renouvelables permettent de diminuer les émissions de Gaz à Effet de Serre (GES) de la filière énergétique car elles viennent se substituer aux énergies thermiques à flamme (Gaz, Fioul et Charbon notamment) responsables d’une partie importante des émissions de GES.  

 

Combien d’éoliennes faut-il pour remplacer une centrale nucléaire ?
Selon la production des centrales et la technologie éolienne utilisée, il faut environ 700 éoliennes pour produire autant d’électricité qu’une centrale nucléaire. Cependant, il est utile de rappeler que la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte adoptée par le Parlement le 22 juillet 2015 stipule que la part des Énergies Renouvelables (EnR) devra couvrir 32 % de la consommation énergétique en 2030 : 40 % de la production d'électricité, 38 % de la consommation finale de chaleur, 15 % de la consommation finale de carburant et 10 % de la consommation de gaz. Ainsi, l’objet du développement éolien n’est pas de remplacer toutes les centrales nucléaires mais de participer à l’atteinte des objectifs réglementaires en diversifiant le mix énergétique.

 

Que se passe-t-il lorsque l’énergie éolienne est insuffisante ?
L’électricité produite à partir d’un parc éolien participe à l’équilibre offre-demande d’électricité. Le mix énergétique français permet un ajustement des sources de production d’électricité en fonction des conditions météorologiques. De plus, le parc éolien français s’étend sur une large partie du territoire et permet de profiter des trois grands régimes de vent. Ainsi, lorsque des parcs éoliens ne produisent pas assez sur une partie du territoire, d’autres pourront quant à eux fonctionner à une puissance suffisante sur une autre partie du territoire. Lorsqu’un parc ne fonctionne que très peu dû à un vent d’une faible vitesse, d’autres sources d’énergies telles que l’hydraulique, le photovoltaïque ou bien le nucléaire peuvent contrebalancer ce manque de production et ainsi toujours maintenir une production d’électricité.

Où va l'électricité produite ? 
L'électricité produite est injectée sur le réseau électrique, au niveau du point de raccordement. Il s'agit d’un poste source de distribution qui permettra d’alimenter les foyers de consommation à proximité ou bien d'élever la tension et de transporter l'électricité plus loin via les lignes hautes tension.

 

Les éoliennes ne tournent pas tout le temps. Sont-elles rentables ?
Les éoliennes fonctionnent en moyenne 85% du temps pour des vitesses comprises entre 10km/h et 90km/h. Le facteur de charge - c’est-à-dire le ratio entre l’énergie que produit une éolienne pendant un an et l’énergie qu’elle aurait produite durant cette période si elle avait constamment fonctionné à puissance nominale -  se situe entre 22% et 25% (source RTE). Garantir un tel niveau de facteur de charge moyen est un des paramètres importants de la rentabilité d’un projet.
Par ailleurs les coûts de l’énergie éolienne ont baissé au cours des dernières années. L'éolien se rapproche des sources conventionnelles comme le nucléaire, et devrait se situer maintenant autour de 40 et 50€ par MWh, contre 80€ par MWh en 2015. En effet, le système d'appel d'offres mis en place en 2017 a permis d’introduire de la concurrence dans l’exploitation de parcs éoliens de plus de 7 machines.
Enfin, si l’énergie du vent est variable, elle est en partie prévisible. L’utilisation des données météorologiques permet de prévoir la production éolienne et d’accroître, d’un côté, la proportion d’éolien intégré au réseau et de l’autre, de diminuer le recours aux centrales thermiques à flamme.

 

Quelle quantité d'électricité fournit une éolienne ?
Cela dépend des modèles utilisés. Plus les pâles sont hautes et le diamètre important, plus l’éolienne est en capacité de produire de l’électricité. Aujourd’hui, les modèles installés récemment en France possèdent une puissance unitaire de 4 MW., ce qui permet une production annuelle d’environ 9 000 MWh par éolienne, soit la consommation de plus de 1500 foyers.

A propos des impacts sur l’économie locale

Quelles sont les retombées économiques pour les collectivités ?
Les retombées pour les collectivités sont de plusieurs ordres : elles perçoivent des indemnités annuelles pour l'utilisation et l'entretien des chemins communaux, des parcelles communales d'implantation ainsi que pour les passages des câbles et les éventuels surplombs. Tous les ans, les collectivités reçoivent également des retombées fiscales qui sont liées à l'exploitation du parc éolien (Cotisation Economique Territoriale, Imposition Forfaitaire sur les Entreprises de Réseau et Taxe Foncière sur les Propriétés Bâties, notamment). Pour finir, des mesures d'accompagnement sont également mises en place via des projets locaux. Par exemple, la restauration écologique d'un milieu naturel, le travail avec les associations cynégétiques ou divers aménagements paysagers. Ces mesures d’accompagnement, ou mesures compensatoires, seront élaborées avec les acteurs du projet (élus, riverains, Parc Naturel Régional, etc.) afin de cibler les enjeux du territoire et de répondre à ses attentes.

 

Est-ce vrai que le prix de l'immobilier va baisser ?
La valeur de l’immobilier dépend de nombreux critères : activité économique de la zone considérée, opportunités en termes d’emploi local, cycle économique à l’échelle nationale, état global du marché du logement, valeur du bien immobilier et évolution de cette valeur, localisation de la maison dans la commune, etc. À date, aucune étude ne montre qu’il existe un lien entre un parc éolien et une variation de la valeur d’un bien immobilier. Les variations du coût de l’immobilier sont liées, en premier lieu, aux prix du marché et aux services fournis par un territoire (transports, écoles, déchets, etc.) Ainsi, l’implantation d’un parc éolien n’a pas d’impact sur la valorisation objective d’un bien. Par contre, il peut jouer sur des éléments subjectifs qui varient d’une personne à l’autre (certains apprécient les éoliennes, d’autres pas).
Par ailleurs, certaines retombées liées à l’implantation d’un parc éolien assurent un dynamisme à la commune, entraînant une valorisation indirecte de l’immobilier via l’amélioration des équipements et des services communaux. Par exemple, à Saint-Georges-sur-Arnon (36) et Autremencourt (02), la taxe d’habitation a été supprimée et le nombre de permis de construire a augmenté depuis l’implantation d’un parc.

A-t-on des preuves que le tourisme n'est pas impacté par l’éolien ?
De nombreuses variables rentrent en compte dans l'attractivité touristique ; il est donc très difficile d'estimer l'influence de l'éolien sur ce sujet. Néanmoins, un sondage établit par la société IFOP a été réalisé à la demande de la FEE (France Energie Eolienne) en 2016 sur ce sujet : http://fee.asso.fr/actu/etude-ifop-2016-lacceptabilite-de-leolien/
Ce sondage a été réalisé à l’aide d’une enquête qualitative auprès de riverains et d’élus, et d’une enquête quantitative. Plus de 75% des citoyens français au minimum auraient une image positive de l'éolien.
Par ailleurs, aucune étude ne montre, pour le moment, que la présence d’un parc éolien diminue l’activité touristique de la zone où il est implanté. Un parc éolien peut même devenir un outil pédagogique de sensibilisation à la transition écologique et énergétique, via, par exemple, la mise en place d’un parcours pédagogique au sein de celui-ci ou bien l’organisation de visites de parcs toutes aussi pédagogiques, comme c’est le cas sur le parc éolien d’Avignonet-Lauragais depuis 2015, en Haute-Garonne : https://www.ladepeche.fr/article/2017/08/13/2627392-le-tourisme-eolien-a-le-vent-en-poupe.html

A propos des risques techniques et de la durée de vie d’un parc éolien

Les éoliennes sont-elles protégées de la foudre ?
Un système de pastilles métalliques en bout de pales reliées à des câbles internes permet à la foudre de parcourir l’éolienne, tout comme les paratonnerres situés sur les églises.

 

Existe-t-il des systèmes antisismiques pour les fondations ?
Les risques sont étudiés pour chaque parc éolien. Un bureau de certification intervient pour vérifier les fondations selon les zones de sismicité nationales.

 

Comment une éolienne s’arrête-t-elle en cas d’urgence ?
Dans chaque machine, il existe un bouton d’arrêt d’urgence qui permet de la stopper immédiatement. L’arrêt peut également être déclenché à distance depuis le centre de maintenance en fonction des conditions météorologiques par exemple.

 

Pourquoi démantelez-vous au bout de 20 ou 25 ans ?
La plupart des installations sont certifiées pour 20 ans minimum. Actuellement, il n’est pas rare que ces certifications soient rallongées jusqu’à 25 ans. Une fois cette durée écoulée, deux options sont possibles : le démantèlement (enlèvement des machines et d’une partie des fondations), ou le repowering (remplacer les éoliennes obsolètes par de nouvelles). Les deux options sont étudiées pour chaque site. Dans le cas d’un repowering, les procédures sont les mêmes que pour le développement d’un nouveau parc et impliquent donc de nouvelles études de faisabilité et une nouvelle demande d’autorisation.

Qui procède au démantèlement ?
Le démantèlement fait partie des engagements contractuels de l’exploitant. Une clause est incluse à cet effet dans les baux emphytéotiques et concerne tous les éléments du parc : machine, fondation, accès câble dans un périmètre proche de l’installation, en vue de l’obligation de retour à l’état initial tel que prévu par le Code de l’Environnement.
Une fois l’exploitation achevée, la réglementation précise que l’exploitant d’une éolienne est responsable de son démantèlement et de la remise en état du site. Cette remise en état comprend l’enlèvement de la machine, des chemins d’accès éventuellement créés ainsi que le traitement des fondations. La fondation d’une éolienne fait entre 2,5 et 3 mètres de profondeur, pour un diamètre d’environ 25 mètres. Selon la réglementation, la fondation d’une éolienne doit être enlevée sur une profondeur minimale de 1 mètre pour les terrains à usage agricole et 2 mètres pour les sols forestiers.
En cas de défaillance de l’exploitant, le Préfet dispose des provisions mises sous séquestres par le porteur de projet au moment de la construction du parc pour démanteler le parc. En aucun cas, le démantèlement ne peut être à la charge du propriétaire, de l’exploitant agricole ou de la commune.

 

Combien coûte le démantèlement d’une éolienne ?
Le démantèlement est prévu dès le début du projet éolien et est assuré par une garantie bancaire. Cette garantie bancaire de 50 000 € par éolienne, actualisée tous les 5 ans, est mise sous séquestre avant la mise en œuvre du parc. Elle a été fixée pour permettre le démantèlement de l’éolienne en cas de défaillance de l’exploitant. S’y ajoute la revente et le recyclage des différents matériaux composants l’éolienne : acier, cuivre, etc.

A propos de l’impact sur la santé et l’environnement

Qu’est-ce que les infrasons ? Représentent-ils une nuisance dans le cadre d’un projet éolien ?
La question des infrasons revient régulièrement lorsqu’on parle de projet éolien et d’impact potentiel sur la santé. Les infrasons sont des ondes sonores se situant en-dessous de la limite moyenne d’audition humaine.
Selon l’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire (ANSES), les infrasons ne représentent pas un risque dans le cas de parc éolien. L’ANSES n’identifie pas de lien entre les infrasons émis et le mal-être de certains habitants après l’implantation d’un parc (certaines plaintes ayant notamment été formulées quand les éoliennes ne tournaient pas, donc sans aucune émission).

 

Les parcs éoliens produisent-t-il des nuisances sonores ?
La distance réglementaire d’au moins 500m entre la première habitation et l’éolienne garantit que le niveau de bruit reste relativement faible, de l’ordre de 35 décibels (db), ce qui équivaut au bruit émis dans une chambre à coucher. De plus, la réglementation impose aux parcs éoliens ne pas dépasser un niveau de bruit supérieur à 5 db le jour et 3 db la nuit par rapport au bruit existant auparavant. La valeur de 35 db représente un niveau de bruit très faible (proches du silence).  Par comparaison, le bruit émis par la rue d’une agglomération à l’intérieur d’une habitation, lorsque la fenêtre d’une pièce est ouverte, représente en moyenne 60 db et celui d’une voiture à essence en mouvement en moyenne 80 db.


Allez-vous couper des arbres pour créer le parc ?
La mise en place du parc impliquera en effet de couper certaines surfaces de bois. La surface au sol qui doit être dégagée par éolienne représente environ 30 ares. Cependant, rappelons que la coupe de bois intervient régulièrement sur ce territoire boisé, dont la surface forestière a surtout cru après les années 1950. D’autre part, Le défrichement est au maximum évité. Nous devons demander auprès des services de l’état une autorisation de défrichement, nous donnant droit de déboiser pour la réalisation du parc éolien. Enfin, tout ce que nous défricherons, sera replanté intelligemment au double, voire au triple, aux alentours de la zone d’étude. C’est ce que l’on appelle une mesure compensatoire, régie et demandée par le Code de l’Environnement.

Quel est l’impact d’une éolienne sur les oiseaux ?
Les oiseaux comme les chauves-souris sont les animaux les plus sensibles à l’implantation d’un parc éolien. Cette sensibilité est prise en compte dans les études environnementales préalables à l’autorisation de développer un parc éolien. Les études incluent un travail bibliographique poussé puis des sorties de terrains pendant l’ensemble du cycle écologique (un an) : hivernage, nidification, migrations. Ces études ont pour vocation de dresser un inventaire de l’ensemble des espèces présentes sur un site à l’étude et de réfléchir aux mesures à déployer pour les préserver si besoin. Des restrictions dans l’implantation des parcs peuvent notamment être imposées afin de préserver les trajets migratoires des oiseaux ou les zones de nidification par exemple.

Conjointement à la Ligue de protection des oiseaux (LPO), les porteurs de projets et l’Ademe œuvrent à l’évaluation des impacts de l’éolien sur la faune aviaire depuis 10 ans. Une étude réalisée par la LPO en 2017 conclue à un taux de mortalité compris entre 0,3 et 26,8 oiseaux tués par éolienne et par an.  Cette mortalité peut être considérée comme faible si on la compare par exemple à celle des lignes électriques (plusieurs dizaines voire centaines d’oiseaux par kilomètre de ligne chaque année, selon une étude Néerlandaise)

Étude LPO : https://www.actu-environnement.com/media/pdf/news-29243-eolien-avifaune-etude-LPO.pdf

Étude Néerlandaise: ERICKSON, W.P., JOHNSON, G.D. & YOUNG JR., D.P. 2005  : A Summary and Comparison of Birds Mortality from Antropogenic Causes with Emphasis on Collisions. USDA Forest Service, Technical Report PSW-GTR-191 : 1029-1042

 

Comment se passe le stockage des déchets générés par le parc éolien ?
Les déchets d’un parc éolien sont rares et sont traités indépendamment. Les huiles de vidange, par exemple, sont stockées dans des containers spéciaux avant d’être évacuées par des transporteurs agréés.