RWE Renouvelables France s’est engagé dans une démarche de concertation volontaire (allant au-delà des simples obligations réglementaires) autour du projet éolien des Mille Vents dès le mois de juillet 2019. Depuis, une étude des perceptions et deux groupes de travail ont été organisés. En 2020, cette démarche se poursuivra et sera ouverte à l’ensemble des habitants des 4 communes concernées par le projet. Vous trouverez ci-dessous les réponses de RWE Renouvelables France aux principales questions posées sur l’éolien et sur le projet.

A propos de RWE Renouvelables France

Pourquoi êtes-vous devenu RWE Renouvelables France ? 

La société NORDEX connait une importante croissance qui nécessite des investissements considérables (construction de nouvelles usines de production, recrutements, accélération de la recherche et développement sur les éoliennes du futur, etc). L’activité de développement de nouveaux projets (branche Nordex Développement, en charge du projet éolien des Mille Vents) nécessite, elle aussi, d’importants investissements pour réaliser les études nécessaires à la construction de parcs en France.

Afin de permettre aux deux activités de se développer pleinement, l’activité actuelle de NORDEX a été scindée en deux : le groupe NORDEX poursuivra la construction d’éoliennes, tandis que le groupe RWE a repris l’activité de développement de projets.

Pour vous, rien ne change puisque l’équipe Nordex Développement devient RWE Renouvelables France. Les interlocuteurs de terrain restent les mêmes, le seul changement est positif puisque RWE a vocation à conserver ses parcs en exploitation propre. Nous resterons donc présents jusqu’à la fin de vie de nos éoliennes.

 

Combien de personnes travaillent pour RWE Renouvelables France ? 

L’équipe développement de NORDEX France était constitué de 70 personnes. RWE Renouvelables France intègre l’ensemble de l’équipe. Nous avons des objectifs de croissance mais nous sommes, pour le moment 70 collaborateurs.

A propos du projet

A quoi sert le mât de mesure ?
Le mât de mesure permet d’étudier les caractéristiques du vent sur la zone d’étude (vitesse, direction, puissance). Il permet également de compléter les études naturalistes, notamment en ce qui concerne le comportement en altitude des chauves-souris.

 

Comment allons-nous être informés sur le projet ?
Pour établir le lien avec les habitants des 4 communes concernées par le projet, nous avons distribué 3 lettres d’information dans le but de présenter le projet, de répondre aux questions et d’expliquer la méthodologie des études actuellement en cours sur le territoire. D’autres lettres d’information seront diffusées dans l’année pour tenir régulièrement informés la population des avancées du projet. D’autre part, RWE Renouvelables France a été présent sur le marché de Bugeat en juillet et en octobre 2019 pour échanger avec les habitants et répondre à leurs questions.

Une démarche de concertation est également menée sur le territoire. En juillet et en septembre 2019, plusieurs appels ont été faits (via les lettres d’information et sur le site internet) pour que les personnes intéressées par une démarche de concertation sur le projet se manifestent auprès de l'équipe concertation de Mazars. Une dizaine de participants se sont réunis aux deux réunions de travail organisées en octobre et novembre 2019. Elles ont permis d’amorcer les réflexions sur le projet et la démarche de concertation pour 2020.

En 2020, la démarche de concertation se poursuivra et les habitants des 4 communes concernées par le projet seront invités à y participer. Vous recevrez les invitations aux événements de concertation via la lettre d’information et sur le site internet du projet. Vous pourrez également vous inscrire aux prochains événements de la concertation sur cette plateforme rubrique « La concertation » puis « Le calendrier des rendez-vous d’information ».

 

Pourquoi souhaitez-vous implanter un parc en Zone Naturelle d’Intérêt Ecologique, Faunistique Floristique ?
Les ZNIEFF (Zone Naturelle d’Intérêt Écologique Floristique et Faunistique) sont des zones d’inventaire pour la biodiversité, mais ne sont pas des zones protégées. Cependant elles indiquent une zone à surveiller afin de préserver cette biodiversité. S’il n’est pas impossible de faire cohabiter les parcs éoliens et les ZNIEFF, il faudra rester très vigilant. Nous attendrons donc le résultat des études naturalistes pour identifier précisément les sensibilités et limiter les impacts. Le périmètre de la ZNIEFF est bien délimité et nous ferons au mieux  pour nous en éloigner au maximum.

 

Quels bureaux d’étude vont effectuer les études environnementales ?
Le bureau d’étude en charge de réaliser le dossier d’étude d’impact (études faune/flore & paysagères) choisi est ENCIS Environnement. Ce bureau d’étude étant basé à Limoges, son expérience et sa forte connaissance du territoire est un atout majeur dans la prise en compte et l’analyse des contraintes et enjeux du projet.

 

La Corrèze est-elle une région assez ventée ?
Les éoliennes fonctionnent lorsque les vents sont compris entre 10 km/h et 90 km/h. Les études de vent seront menées jusqu'à l'été 2021 par l'intermédiaire du mât de mesure et permettront d'optimiser l'implantation et le gabarit des futures éoliennes. Ces études doivent être menées sur au moins une année complète, afin de pouvoir quantifier la production annuelle potentielle du futur parc éolien. Cette étude nous permettra d'indiquer la vitesse et la direction des vents sur le territoire.

Comment la zone d’étude d’un projet est-elle définie ?

La zone d’étude est appelée ZIP (Zone d’Implantation Potentielle). Elle est issue d’un travail cartographique en amont des premières prises de contact sur le terrain, de manière à s’assurer au préalable qu’un projet est théoriquement envisageable. La ZIP est définie sur la prise en compte des premières contraintes suivantes :

  • un éloignement aux habitations et zones à usage d’habitation de 500 mètres ;
  • un éloignement de 500 mètres aux périmètres de protection en lien avec le patrimoine (Monuments Historiques par exemple) ;
  • l’absence de zonages réglementaires au titre de l’environnement (Natura 2000 par exemple) ;
  • l’absence de servitude aéronautique d’ordre civil ou militaire, cette contrainte a été levée fin 2018 (zone VOLTAC, entrainement à basse altitude d’hélicoptères de l’armée) ;
  • une ressource suffisante en vent, basée généralement à ce stade sur les atlas météo publics.

Cela ne présume bien entendu en rien d’éventuelles autres contraintes qui pourront être identifiées lors des études de faisabilité technique et autres expertises de terrain mais permet de s’assurer qu’aucune contrainte rédhibitoire connue ne soit présente sur le site.

 

Combien d’éoliennes seront implantées sur notre territoire ?

Nous pensions, au départ, implanter 8 éoliennes sur la zone d’études. Les études de faisabilité, par les contraintes identifiées jusqu’à présent, nous laissent penser que ce chiffre sera surement revu à la baisse une fois l’ensemble des études finalisées.

 

Comment allez-vous déterminer la trame d’implantation ? Les scénarios porteront-ils aussi sur le nombre d’éoliennes ?

Une fois l’ensemble des études terminées, nous pourrons définir 3 variantes de trame d’implantation, en concertation avec les conseils municipaux des 4 communes. Parmi ces 3 trames, nous choisirons celle ayant le moins d’impacts paysager, environnemental et acoustique.

 

Quand le projet sera-t-il déposé ?

Une fois la définition de la trame d’implantation, nous réaliserons l’étude d’impact et commencerons à rédiger le dossier. Celui-ci pourra être déposé au second semestre de l’année 2021.

 

Vaut-il mieux mettre les éoliennes sur les hauteurs ou dans les vallons ?

C’est en hauteur qu’il y a le plus de vents. Néanmoins, pour déterminer l’emplacement des éoliennes nous devons intégrer les contraintes environnementales, acoustiques et paysagères. Il est ainsi possible qu’une éolienne soit implantée sur des niveaux d’altitudes plus faibles compte tenu des contraintes identifiées localement.

A propos du mode de production d’électricité et de sa place à l’échelle nationale

Quelle est la volonté de l’état concernant les énergies renouvelables ?
La loi française prévoit de couvrir 40% de la production d’électricité par de l’énergie renouvelable d’ici 2030, contre 23% en 2018. Les énergies renouvelables permettent de diminuer les émissions de Gaz à Effet de Serre (GES) de la filière énergétique car elles viennent se substituer aux énergies thermiques à flamme (Gaz, Fioul et Charbon notamment) responsables d’une partie importante des émissions de GES. 

 

Que se passe-t-il lorsque l’énergie éolienne est insuffisante ?
L’électricité produite à partir d’un parc éolien participe à l’équilibre offre-demande d’électricité. Le mix énergétique français permet un ajustement des sources de production d’électricité en fonction des conditions météorologiques. De plus, le parc éolien français s’étend sur une large partie du territoire et permet de profiter des trois grands régimes de vent. Ainsi, lorsque des parcs éoliens ne produisent pas assez sur une partie du territoire, d’autres pourront quant à eux fonctionner à une puissance suffisante sur une autre partie du territoire. Lorsqu’un parc ne fonctionne que très peu dû à un vent d’une faible vitesse, d’autres sources d’énergies telles que l’hydraulique, le photovoltaïque ou bien le nucléaire peuvent contrebalancer ce manque de production et ainsi toujours maintenir une production d’électricité.

 

Les éoliennes ne tournent pas tout le temps. Sont-elles rentables ?
Les éoliennes fonctionnent en moyenne 85% du temps pour des vitesses comprises entre 10km/h et 90km/h. Le facteur de charge - c’est-à-dire le ratio entre l’énergie que produit une éolienne pendant un an et l’énergie qu’elle aurait produite durant cette période si elle avait constamment fonctionné à puissance nominale -  se situe entre 22% et 25% (source RTE). Garantir un tel niveau de facteur de charge moyen est un des paramètres importants de la rentabilité d’un projet.
Par ailleurs les coûts de l’énergie éolienne ont baissé au cours des dernières années. L'éolien se rapproche des sources conventionnelles comme le nucléaire, et devrait se situer maintenant autour de 40 et 50€ par MWh, contre 80€ par MWh en 2015. En effet, le système d'appel d'offres mis en place en 2017 a permis d’introduire de la concurrence dans l’exploitation de parcs éoliens de plus de 7 machines.
Enfin, si l’énergie du vent est variable, elle est en partie prévisible. L’utilisation des données météorologiques permet de prévoir la production éolienne et d’accroître, d’un côté, la proportion d’éolien intégré au réseau et de l’autre, de diminuer le recours aux centrales thermiques à flamme.

 

Quel est l’impact sur la facture d’électricité ?

Il n’y aura pas d’incidences sur les factures d’électricité des habitants.

Où va l'électricité produite ? 
L'électricité produite est injectée sur le réseau électrique, au niveau du point de raccordement. Il s'agit d’un poste source de distribution qui permettra d’alimenter les foyers de consommation à proximité ou bien d'élever la tension et de transporter l'électricité plus loin via les lignes hautes tension.

 

Quelle quantité d'électricité fournit une éolienne ?
Cela dépend des modèles utilisés. Plus les pâles sont hautes et le diamètre important, plus l’éolienne est en capacité de produire de l’électricité. Aujourd’hui, les modèles installés récemment en France possèdent une puissance unitaire de 4 MW., ce qui permet une production annuelle d’environ 9 000 MWh par éolienne, soit la consommation de plus de 1500 foyers.

 

Combien d’éoliennes faut-il pour remplacer une centrale nucléaire ?
Selon la production des centrales et la technologie éolienne utilisée, il faut environ 700 éoliennes pour produire autant d’électricité qu’une centrale nucléaire. Cependant, il est utile de rappeler que la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte adoptée par le Parlement le 22 juillet 2015 stipule que la part des Énergies Renouvelables (EnR) devra couvrir 32 % de la consommation énergétique en 2030 : 40 % de la production d'électricité, 38 % de la consommation finale de chaleur, 15 % de la consommation finale de carburant et 10 % de la consommation de gaz. Ainsi, l’objet du développement éolien n’est pas de remplacer toutes les centrales nucléaires mais de participer à l’atteinte des objectifs réglementaires en diversifiant le mix énergétique.

 

La filière éolienne est-elle toujours subventionnée par l'Etat ?
Jusqu'en 2015, l'Etat fixait les tarifs auxquels EDF rachetait l'électricité produite par les parcs éoliens afin de permettre à la filière de se développer, dans un contexte où le coût de production de l'électricité grâce aux éoliennes était encore élevé. Peu à peu, l'Etat a introduit un système d'appel d'offres permettant d'intensifier la concurrence au sein de la filière éolienne et d'accroître l'efficacité des machines. Selon ce cadre, les parcs proposant les coûts de production les plus bas bénéficient de tarifs de rachat de l'électricité préférentiels, tandis que les autres doivent vendre leur énergie au prix de marché et entrent en concurrence avec toutes les autres sources de production d'électricité (charbon, nucléaire, etc). Les tarifs d'achat de l'électricité éolienne ont donc beaucoup baissé ces dernières années, de plus de 90€ le MW/h en 2015 à 63€ le MW/h actuellement. (Source : Comité de Régulation de l'Energie).

A propos des impacts sur l’économie locale

Quelles sont les retombées économiques pour les collectivités ?
Les retombées pour les collectivités sont de plusieurs ordres : elles perçoivent des indemnités annuelles pour l'utilisation et l'entretien des chemins communaux, des parcelles communales d'implantation ainsi que pour les passages des câbles et les éventuels surplombs. Tous les ans, les collectivités reçoivent également des retombées fiscales qui sont liées à l'exploitation du parc éolien (Cotisation Economique Territoriale, Imposition Forfaitaire sur les Entreprises de Réseau et Taxe Foncière sur les Propriétés Bâties, notamment). Pour finir, des mesures d'accompagnement sont également mises en place via des projets locaux. Par exemple, la restauration écologique d'un milieu naturel, le travail avec les associations cynégétiques ou divers aménagements paysagers. Ces mesures d’accompagnement, ou mesures compensatoires, seront élaborées avec les acteurs du projet (élus, riverains, Parc Naturel Régional, etc.) afin de cibler les enjeux du territoire et de répondre à ses attentes.

 

Est-ce vrai que le prix de l'immobilier va baisser ?
La valeur de l’immobilier dépend de nombreux critères : activité économique de la zone considérée, opportunités en termes d’emploi local, cycle économique à l’échelle nationale, état global du marché du logement, valeur du bien immobilier et évolution de cette valeur, localisation de la maison dans la commune, etc. À date, aucune étude ne montre qu’il existe un lien entre un parc éolien et une variation de la valeur d’un bien immobilier. Les variations du coût de l’immobilier sont liées, en premier lieu, aux prix du marché et aux services fournis par un territoire (transports, écoles, déchets, etc.) Ainsi, l’implantation d’un parc éolien n’a pas d’impact sur la valorisation objective d’un bien. Par contre, il peut jouer sur des éléments subjectifs qui varient d’une personne à l’autre (certains apprécient les éoliennes, d’autres pas).
Par ailleurs, certaines retombées liées à l’implantation d’un parc éolien assurent un dynamisme à la commune, entraînant une valorisation indirecte de l’immobilier via l’amélioration des équipements et des services communaux. Par exemple, à Saint-Georges-sur-Arnon (36) et Autremencourt (02), la taxe d’habitation a été supprimée et le nombre de permis de construire a augmenté depuis l’implantation d’un parc.

A-t-on des preuves que le tourisme n'est pas impacté par l’éolien ?
De nombreuses variables rentrent en compte dans l'attractivité touristique ; il est donc très difficile d'estimer l'influence de l'éolien sur ce sujet. Néanmoins, un sondage établit par la société IFOP a été réalisé à la demande de la FEE (France Energie Eolienne) en 2016 sur ce sujet : http://fee.asso.fr/actu/etude-ifop-2016-lacceptabilite-de-leolien/
Ce sondage a été réalisé à l’aide d’une enquête qualitative auprès de riverains et d’élus, et d’une enquête quantitative. Plus de 75% des citoyens français au minimum auraient une image positive de l'éolien.
Par ailleurs, aucune étude ne montre, pour le moment, que la présence d’un parc éolien diminue l’activité touristique de la zone où il est implanté. Un parc éolien peut même devenir un outil pédagogique de sensibilisation à la transition écologique et énergétique, via, par exemple, la mise en place d’un parcours pédagogique au sein de celui-ci ou bien l’organisation de visites de parcs toutes aussi pédagogiques, comme c’est le cas sur le parc éolien d’Avignonet-Lauragais depuis 2015, en Haute-Garonne : https://www.ladepeche.fr/article/2017/08/13/2627392-le-tourisme-eolien-a-le-vent-en-poupe.html

 

L'éolien permet-il de créer de l'emploi localement ?
L'augmentation des capacités éoliennes contribue à la croissance de l'emploi sur le territoire. En 2018, 18 200 emplois directs et indirects ont été identifiés sur l'ensemble de l'écosystème éolien, soit une augmentation de 6,4% par rapport à 2017, et de plus de 14% depuis 2016. Ces emplois s'appuient sur environ 1000 sociétés présentes sur toutes les activités de la filière éolienne et constituent de ce fait un tissu industriel diversifié.

L'implantation d'un projet éolien génère un surcroît d'activité localement, et fait parvenir des TPE, PME et ETI de proximité pour des travaux variés : terrassement, VRD, fourniture de béton, raccordement au réseau public, etc.

A propos des risques techniques et de la durée de vie

  • Sur les risques techniques

Les éoliennes sont-elles protégées de la foudre ?
Un système de pastilles métalliques en bout de pales reliées à des câbles internes permet à la foudre de parcourir l’éolienne, tout comme les paratonnerres situés sur les églises.

 

Existe-t-il des systèmes antisismiques pour les fondations ?
Les risques sont étudiés pour chaque parc éolien. Un bureau de certification intervient pour vérifier les fondations selon les zones de sismicité nationales.

 

Comment une éolienne s’arrête-t-elle en cas d’urgence ?
Dans chaque machine, il existe un bouton d’arrêt d’urgence qui permet de la stopper immédiatement. L’arrêt peut également être déclenché à distance depuis le centre de maintenance en fonction des conditions météorologiques par exemple.

 

Comment démarre une éolienne ? A l’aide d’un moteur ?

Pour pouvoir démarrer, une éolienne nécessite une vitesse de vent minimale d'environ 10 km/h. Le vent met ensuite en mouvement le rotor. A partir de 90 km/h l’éolienne commencera à se mettre à l’arrêt pour éviter tout risque en cas de très forts vents.

 

Qu’en est-il de la projection de glace causée par les éoliennes ?

La chute et la projection de glace pouvant exceptionnellement se former sur les pales est pris en compte dans l’étude de danger du projet. En cas de présence de glace, le centre de maintenance est alerté et peut ainsi agir sur l’éolienne. De plus, pour les régions qui atteignent des températures basses, des systèmes peuvent être mis en place afin de maintenir la température de la pale pour pallier à la formation de givre.       

 

Que se passe-t-il en cas de vents violents ?

Une éolienne fonctionne pour des vents compris entre 10 et 90 km/h. Avec les nouvelles générations d’éoliennes, nous pouvons aller chercher des vents de plus faible intensité, ce qui permet d’envisager une production électrique importante sur des territoires variés. Les risques d’arrêt sont donc réduits. En parallèle, les éoliennes sont prévues pour résister à des forces de vents très élevées. Cependant, en cas de vents très fort ou de tempête, la procédure de mise en drapeau se met en place et a pour objectif d’arrêter la rotation du rotor, et de placer l’éolienne de manière à éviter la prise au vent. Les éoliennes installées en France sont en capacité de supporter une tempête avec des vents allant jusqu’à 250km/h.

Est-ce qu’une éolienne peut tomber ?

En France, cela est arrivé 3 fois en raison d’un problème du mécanisme de mise en sécurité de l’éolienne. A chaque fois, ce sont des dégâts matériels et non humaines.

 

Pourquoi les éoliennes sont-elles équipées d'un balisage lumineux ? Est-il possible d’orienter le flash lumineux vers le haut ?

Le balisage lumineux nocturne est imposé par les services de l’aviation, aussi bien civils que militaires. Les règles applicables en la matière sont définies par l’arrêté du 23 avril 2018 relatif à la réalisation du balisage des obstacles à la navigation aérienne, que vous retrouverez en cliquant ici.

(lien : https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000036868993&categorieLien=id).

Elles ne s’appliquent ainsi pas qu’aux éoliennes mais à toutes les structures de grande hauteur au-delà de 50 mètres. La filière éolienne française milite depuis déjà plusieurs années pour une adaptation des modalités d’application de ce balisage : il existe par exemple aujourd’hui des systèmes permettant de n’activer le balisage de nuit que lorsqu’un avion passe à proximité du site (on parle de balisage circonstanciel), ce qui permet naturellement d’atténuer fortement l’impact visuel occasionné. Ce système est déjà en vigueur dans certaines régions allemandes, mais la réglementation ne le permet pas pour le moment en France. La filière éolienne française travaille activement sur ce sujet avec le Ministère des Armées et des expérimentations sont actuellement en cours.

 

Les flashs des éoliennes sont-ils similaires à ceux du mât de mesure ?

Les mâts de mesure disposent uniquement d’un balisage rouge nocturne. Les éoliennes quant à elles, disposent d’un double balisage blanc diurne ainsi qu’un double balisage rouge nocturne.

 

Pourquoi les éoliennes sont-elles blanches ? Nous avons lu une étude qui explique que lorsque les pâles sont de couleurs différentes, elles sont plus visibles pour les oiseaux.

Les éoliennes sont blanches car l’Aviation Civile et l’Aviation Militaire nous l’imposent. Dans d’autres pays comme en Allemagne, la base des mâts peut être peinte en vert par exemple. En France, ce n’est pas possible pour le moment.

 

Quelle est la pollution engendrée par l’implantation d’un parc éolien ?

La pollution est celle engendrée lors de la construction de l’éolienne, mais également lors de phase chantier avec notamment l’acheminement des éoliennes sur site. Il faut en moyenne 2 ans pour qu’une éolienne rembourse sa dette énergétique en fonction de la technologie mise en œuvre pour sa fabrication.  Sur la base d’une durée de vie de 25 ans, le parc éolien produira donc pendant 23 ans de l’énergie sans aucune émission de CO2.  

 

Quel est l’impact d’un parc éolien sur les réseaux de télécommunication ?

Il a en effet été reproché à l’éolien d’être à l’origine de la dégradation de la réception des certaines ondes. Cela était essentiellement le cas pour la réception des ondes hertziennes de la télévision. Aujourd’hui, grâce au passage à la TNT, nous ne rencontrons plus ce genre de difficultés. Si toutefois vous constatez des impacts liés à l’implantation du parc éolien, nous avons des obligations légales et nous devrions agir pour restaurer la situation initiale. Nous avons des exemples de riverains de parcs s’étant vus installés des paraboles pour remédier à cette perturbation.

  • Sur la durée de vie des éoliennes

Quel impact aura le chantier de construction du parc éolien sur l’état des routes et des chemins de nos communes ? Est-il possible de transporter les éoliennes par hélicoptère ?

Afin d’acheminer les matériaux, nous essayons d’utiliser le plus possible les routes et chemins d’accès existants. Lorsque c’est le cas, l’acheminement des matériaux se déroule souvent la nuit, afin de ne pas perturber la circulation sur les axes routiers locaux. Les routes et chemins ne sont normalement pas dégradés, et si tel était le cas ils seraient alors correctement remis en état. Il est possible aussi que les chemins existants ne soient pas adaptés à l’acheminement du matériel. Dans ce cas, nous envisageons alors l’optimisation des chemins existants (renforcement ou élargissement), et en dernier recours la création de nouveaux chemins, qui resteront à la disposition de vos communes (si la volonté est telle) une fois les travaux terminés. L’utilisation de ces chemins est clairement définie dans une convention d’utilisation des chemins entre les développeurs et les communes.

Il y a des études en cours pour étudier l’acheminement des éoliennes par voie aérienne via notamment le projet Flying Whales. Pour le moment, nous étudions seulement la faisabilité d’utiliser les routes et chemins existants.

 

Qui finance le raccordement ?

Durant la phase de développement du projet, nous prenons contact avec RTE pour anticiper le raccordement du projet. Ils nous proposent ensuite une solution de raccordement définitive une fois le projet de parc autorisé par la Préfecture. L’entièreté du raccordement est financée par le porteur de projet.

 

Quelle est la maintenance opérée ?  

Un centre de maintenance sera chargé surveiller l’exploitation du parc éolien. Il pilotera notamment le parc à distance et des techniciens seront envoyés en cas de problèmes ou de pannes. Les techniciens se rendent également tous les mois sur le parc pour vérifier les composants et l’état de fonctionnement des éoliennes.

 

Une éolienne se recycle-t-elle ?

Aujourd’hui, environ 80% de la masse d’une éolienne se recycle. Les parties métalliques, comme le mât, ont une valeur marchande non négligeable. Le béton armé peut aussi être facilement valorisé dans le secteur de la construction. Seules les pales des éoliennes sont plus difficiles à recycler. Elles peuvent tout de même être broyées et valorisées comme combustibles ou être utilisées dans la fabrication de mobilier urbain notamment (parc de jeux pour enfants, bancs …). Le démantèlement des plus anciens parcs éoliens vient juste de commencer en France, la filière du recyclage des éoliennes est en cours de développement et devrait monter en puissance dans les prochaines années afin d’être en mesure d’envisager du 100% recyclable.

De plus, selon l’arrêté du 22 juin 2020 modifiant les prescriptions relatives aux installations éoliennes, les déchets de démolition et de démantèlement sont réutilisés, recyclés, valorisés ou à défaut éliminés dans des filières dûment autorisées :

A partir du 1er juillet 2022 :

  • au minimum 90 % de la masse totale des éoliennes doivent être réutilisés ou recyclés (incluant les fondations)
  • au minimum 35 % de la masse des rotors doivent être réutilisés ou recyclés.

A partir du 1er janvier 2024, les seuils passent à 95 % et 45 %.

A partir du 1er janvier 2025, le seuil pour le rotor passe à 55 %

 

Pourquoi démantelez-vous au bout de 20 ou 25 ans ?


La plupart des installations sont certifiées pour 20 ans minimum. Actuellement, il n’est pas rare que ces certifications soient rallongées jusqu’à 25 ans. Une fois cette durée écoulée, deux options sont possibles : le démantèlement (enlèvement des machines et d’une partie des fondations), ou le repowering (remplacer les éoliennes obsolètes par de nouvelles). Les deux options sont étudiées pour chaque site. Dans le cas d’un repowering, les procédures sont les mêmes que pour le développement d’un nouveau parc et impliquent donc de nouvelles études de faisabilité et une nouvelle demande d’autorisation.

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Qui procède au démantèlement ?

Le démantèlement fait partie des engagements contractuels du propriétaire du parc éolien. Une clause est incluse à cet effet dans les baux emphytéotiques et concerne tous les éléments du parc : machine, fondation, accès, câbles, en vue de l’obligation de retour à l’état initial tel que prévu par le code de l’Environnement. En aucun cas, le démantèlement ne peut être à la charge du propriétaire, de l’exploitant agricole ou de la commune. Le démantèlement est très clairement encadré par l’arrêté du 22 juin 2020.

 

Combien coûte le démantèlement ?

Conformément à l’article R.515-106 du Code de l’Environnement et à l’arrêté du 22 juin 2020 précisant les modalités s’appliquant aux parcs éoliens, les opérations de démantèlement et de remise en état du site sont aujourd’hui parfaitement cadrées par la loi.

Celles-ci sont à la charge du propriétaire du parc éolien, et en aucun cas à la charge du propriétaire du terrain.

Parmi les différentes règles édictées, les textes prévoient aujourd’hui l’excavation de la totalité des fondations dans le cas d’éoliennes installées sur des terrains à vocation agricole. Il est en effet important de souligner que l’éolien est aujourd’hui une technologie parfaitement réversible : en d’autres termes, et contrairement à d’autres moyens de production, il est tout à fait possible de démonter les installations et rendre au terrain sa vocation originelle dès la fin d’exploitation du parc.

D’autre part, la loi oblige également l’exploitant à provisionner, au moment de la construction d’un parc, une somme de 50 000 € pour les éoliennes d’une puissance supérieure ou égale à 2MW puis de 10 000€ par MW supplémentaire, pour pallier son futur démantèlement en cas de défaillance du propriétaire du parc. En cas de défaillance du propriétaire du parc éolien, ce qui n’est pour le moment jamais arrivé en France, le Préfet dispose ainsi de ces provisions mises sous séquestre par le porteur de projet au moment de la construction du parc pour démanteler le parc.

Source : https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000042056014&dateTexte=&categorieLien=id

 

Quelle épaisseur de béton est enlevée lors du démantèlement d’une éolienne ?

Suite à l’arrêté du 22 juin 2020, l’excavation complète du socle en béton sur des terrains cultivés et le remplacement par des terres de caractéristiques comparables aux terres situées à proximité est obligatoire.

 

Les chemins et les plateformes sont-ils eux aussi démantelés ? 

La loi impose la remise en état qui consiste en le décaissement des aires de grutage et des chemins d’accès sur une profondeur de 40 centimètres et le remplacement par des terres de caractéristiques comparables aux terres à proximité de l’installation, sauf si le propriétaire du terrain sur lequel est assise l’installation souhaite leur maintien en l’état.

 

A propos de l’impact sur la santé et l’environnement

Les parcs éoliens produisent-t-il des nuisances sonores ?
La distance réglementaire d’au moins 500m entre la première habitation et l’éolienne garantit que le niveau de bruit reste relativement faible, de l’ordre de 35 décibels (db), ce qui équivaut au bruit émis dans une chambre à coucher. De plus, la réglementation impose aux parcs éoliens ne pas dépasser un niveau de bruit supérieur à 5 db le jour et 3 db la nuit par rapport au bruit existant auparavant. La valeur de 35 db représente un niveau de bruit très faible (proches du silence).  Par comparaison, le bruit émis par la rue d’une agglomération à l’intérieur d’une habitation, lorsque la fenêtre d’une pièce est ouverte, représente en moyenne 60 db et celui d’une voiture à essence en mouvement en moyenne 80 db.


Allez-vous couper des arbres pour créer le parc ?
La mise en place du parc impliquera en effet de couper certaines surfaces de bois. La surface au sol qui doit être dégagée par éolienne représente environ 30 ares. Cependant, rappelons que la coupe de bois intervient régulièrement sur ce territoire boisé, dont la surface forestière a surtout cru après les années 1950. D’autre part, Le défrichement est au maximum évité. Nous devons demander auprès des services de l’état une autorisation de défrichement, nous donnant droit de déboiser pour la réalisation du parc éolien. Enfin, tout ce que nous défricherons, sera replanté intelligemment au double, voire au triple, aux alentours de la zone d’étude. C’est ce que l’on appelle une mesure compensatoire, régie et demandée par le Code de l’Environnement.

 

Quel est l’impact d’une éolienne sur les oiseaux ?
Les oiseaux comme les chauves-souris sont les animaux les plus sensibles à l’implantation d’un parc éolien. Cette sensibilité est prise en compte dans les études environnementales préalables à l’autorisation de développer un parc éolien. Les études incluent un travail bibliographique poussé puis des sorties de terrains pendant l’ensemble du cycle écologique (un an) : hivernage, nidification, migrations. Ces études ont pour vocation de dresser un inventaire de l’ensemble des espèces présentes sur un site à l’étude et de réfléchir aux mesures à déployer pour les préserver si besoin. Des restrictions dans l’implantation des parcs peuvent notamment être imposées afin de préserver les trajets migratoires des oiseaux ou les zones de nidification par exemple.

Conjointement à la Ligue de protection des oiseaux (LPO), les porteurs de projets et l’Ademe œuvrent à l’évaluation des impacts de l’éolien sur la faune aviaire depuis 10 ans. Une étude réalisée par la LPO en 2017 conclue à un taux de mortalité compris entre 0,3 et 26,8 oiseaux tués par éolienne et par an.  Cette mortalité peut être considérée comme faible si on la compare par exemple à celle des lignes électriques (plusieurs dizaines voire centaines d’oiseaux par kilomètre de ligne chaque année, selon une étude Néerlandaise)

Étude LPO : https://www.actu-environnement.com/media/pdf/news-29243-eolien-avifaune-etude-LPO.pdf

Étude Néerlandaise: ERICKSON, W.P., JOHNSON, G.D. & YOUNG JR., D.P. 2005  : A Summary and Comparison of Birds Mortality from Antropogenic Causes with Emphasis on Collisions. USDA Forest Service, Technical Report PSW-GTR-191 : 1029-1042

 

Quel impact une éolienne pourrait-elle avoir sur un petit lézard par exemple ?
L’impact d’une éolienne par rapport à un lézard pourrait avoir lieu lors de la phase de construction du parc éolien (travaux de terrassement pour les fondations, enfouissement des câbles électriques, aménagement des chemins d’accès etc.), mais cet impact sera local et défini dans le temps. Le milieu naturel pourrait être perturbé pendant les travaux mais sera restitué une fois la phase chantier terminée.

 

Que risquent les chauves-souris lorsqu’elles s’approchent près des éoliennes ?
Le risque auquel les chauves-souris sont principalement confrontées n’est une collision avec une éolienne, même si cela reste possible, mais de subir des différences de pression importantes lors de leur passage à proximité des pales. L’anatomie des chauves-souris est sensible et leurs organes peuvent souffrir de ces différences de pression. Pour réduire ce phénomène et éviter de tels impacts, les éoliennes seront bridées (arrêt des éoliennes pendant un lapse de temps donné) quand les conditions météorologiques favorisant la sortie des chauves-souris seront réunies. De plus, les mesures d’accompagnement mises en place autour du projet comme la plantation de haies par exemple, visent à créer des espaces favorables aux chauves-souris, suffisamment éloignés des éoliennes.

Qu’est-ce que les infrasons ? Représentent-ils une nuisance dans le cadre d’un projet éolien ?
La question des infrasons revient régulièrement lorsqu’on parle de projet éolien et d’impact potentiel sur la santé. Les infrasons sont des ondes sonores se situant en-dessous de la limite moyenne d’audition humaine.
Selon l’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire (ANSES), les infrasons ne représentent pas un risque dans le cas de parc éolien. L’ANSES n’identifie pas de lien entre les infrasons émis et le mal-être de certains habitants après l’implantation d’un parc (certaines plaintes ayant notamment été formulées quand les éoliennes ne tournaient pas, donc sans aucune émission).

 

Comment se passe le stockage des déchets générés par le parc éolien ?
Les déchets d’un parc éolien sont rares et sont traités indépendamment. Les huiles de vidange, par exemple, sont stockées dans des containers spéciaux avant d’être évacuées par des transporteurs agréés.

 

Le Parc Naturel Régional a-t-il été consulté pendant l’étude écologique ?
Le porteur de projet Nordex France (nouvellement RWE) a rencontré le Parc suite aux délibérations favorables des communes afin de présenter le projet et prendre en considération les recommandations du PNR de Millevaches. Le bureau d’étude est ensuite entré en contact avec eux pour réaliser un travail bibliographique du territoire.

 

Les zones à enjeux sont-elles surtout des zones humides ?
Les zones humides font effectivement partie des zones à enjeux mais il y a également d’autres habitats naturels qui définissent des zones à enjeux vis-à-vis de la faune et de la flore locales (châtaigniers par exemple).

 

Quels sont les impacts sur l'élevage ?
Une étude a été menée sur les 8 éoliennes installées en 2012 à Nozay (44). Les investigations ont mobilisé des experts de différents domaines, vétérinaire, électrique, électromagnétique et « géobiologique ». Pour le moment, aucune corrélation entre la présence d’éoliennes et les symptômes constatés chez l’être humain et l’animal n’a pu être établie. Les études se poursuivent donc. A noter aussi que de nombreux parcs éoliens sont implantés à proximité d’habitations ou d’exploitations agricoles en France sans générer de difficultés comme celles constatées à Nozay. Ce retour d’expérience a en tout cas mis la filière en alerte sur ce sujet, et les turbiniers sont en attente des conclusions des études à venir. Une réponse possible serait le passage des réseaux enterrés sous les enclos. Nous allons donc être vigilants sur cet aspect au cours du raccordement.

 

Les éoliennes contribuent-elles à la lutte contre le réchauffement climatique ?
En moyenne, une éolienne d’un parc français émet 12,7g de CO²/kWh sur l’ensemble de son cycle de vie (Source : France Energie Eolienne). Une éolienne n’émet aucun gaz à effet de serre lorsqu’elle produit de l’électricité puisque l’énergie provient d’une source naturelle et renouvelable : le vent. De plus, l'implantation d'éoliennes "intermittentes" (qui ne tournent pas en continu) n’engendre pas un usage supplémentaire d'énergies fossiles pour compenser les heures sans vent.

 

Comment allez-vous mesurer l'impact paysager ?
Les études paysagères consistent à analyser différents scénarios d’implantation, afin de déterminer l’insertion paysagère ayant le moins d’impact visuel possible. Pour ce faire, le bureau d’étude spécialisé recense les éléments patrimoniaux et touristiques importants. Il les classe ensuite selon leurs enjeux, analyse les structures du paysage, et étudie également les perceptions visuelles et sociales qu’aurait le parc sur les lieux de vie et d’activité alentour. Une fois l’implantation connue, nous pourrons réaliser des photomontages à différents endroits et simuler l’insertion du futur parc éolien dans le paysage, à proximité de la zone d’étude (hameaux, villages, monuments historiques) mais aussi à plus large échelle.

A propos des prochaines étapes

Quelles sont les prochaines étapes du développement du projet ?

Nous sommes toujours en train de recueillir les résultats des différentes études (environnementales, paysagères et acoustiques). Une fois ces résultats analysés, nous définirons, en concertation avec les municipalités et les riverains, des scénarios d’implantation au sein de la zone de projet. S’en suivra une phase d’étude des potentiels impacts de ces implantations vis-à-vis des enjeux préalablement identifiés.

Nous déposerons ensuite le dossier d’Etude d’Impact sur l’Environnement en Préfecture au milieu de l’année 2021. Les services instructeurs ont ensuite 3 mois pour nous solliciter et nous demander des éventuels compléments. En fonction de la demande de compléments nous avons entre 6 mois et 1 an pour y répondre. Une fois les compléments déposés, l’instruction du dossier se poursuit avec notamment la phase d’enquête publique.

 

Le dossier sera-t-il consultable par tous les habitants ?

Vous pourrez consulter le dossier du projet, prendre connaissance de l’ensemble des documents, comme l’étude d’impact, et poser vos questions au commissaire-enquêteur pendant l’enquête publique. L’enquête publique est ouverte à tout le monde. L’information se fait dans les communes situées dans un rayon réglementaire de 6 km autour du site d’implantation.

Au terme de l’enquête publique, le commissaire-enquêteur émet un avis favorable, favorable avec réserves, ou défavorable, au vu de l’ensemble des avis reçus.

 

Qui aura la décision finale ?

A l’issu de l’enquête publique, le commissaire enquêteur a une semaine après la clôture de l’enquête pour rendre son procès-verbal de synthèse. A la suite de cela, le porteur de projet dispose de 15 jours pour fournir un mémoire en réponse au commissaire enquêteur qui aura 1 semaine pour rendre son rapport définitif. Le Préfet a 3 mois pour rendre son avis après réception du rapport définitif de l’Enquête Publique.